Se nourrir de ses déceptions. Ne pas être Juliette, ne pas avoir l’amour de Roméo mais aimer quand même. Grandir parmi les contes de fées et se rendre compte qu’ils n’existent pas.
L’imaginaire est ce qui nous sauve, les rêves sont l’écrin de nos espoirs et les déceptions la conclusion.
Je n’écris plus depuis bien longtemps. C’est là ma plus grande déception. Cette envie, ce désir qui me nourrissait chaque jour, chaque mot qui me transportait dans un autre monde, un imaginaire si bon. La réalité m’a rattrapée, m’a dépassée et je me nourris aujourd’hui d’images superposées, images qui ne me font plus rêver.
Où sont mes rêves? Quels sont-ils? En ai-je encore? Et si je n’en ai plus, est-ce un mal? Suis-je à ce point devenue fade?
Il me manque quelque chose dans ma vie que je ne saurais expliquer. J’ai pourtant tout ce dont je rêvais. Hormis le rêve. Lorsque l’on possède ce que l’on veut, on ne désire plus. J’ai pourtant essayé de combler ce manque, par les achats incontrôlés sur le net, par les soirées arrosées qui donnent la nausée, par le désir de bébé dont je ne pourrais m’occuper.
Il faut pourtant que je retrouve mes rêves, mes désirs, ma vie d’autrefois, celle qui me faisait vibrer, qui me donnait envie de poser délicatement ou furieusement tout ces maux sur le papier. Parce qu’aujourd’hui, ne pas écrire ne veut pas dire que ces maux ont disparu.

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nouvel an, nouveau bilan

Je pourrais commencer cet article par tant de choses, tant d’évènements depuis que je n’ai écris… Je me demande d’ailleurs encore pourquoi j’écris. Tant de mois de silences, tant de temps sans dire, sans te dire, à toi qui me lis, pour autant que tu existes… Je crois que je t’ai oublié, lecteur potentiel, lecteur hypothétique, ne pensant plus à la magie des mots, absorbée par la douleur des maux.
Je voudrais te souhaiter une heureuse et chaleureuse année, mon tendre lecteur, ou affectueuse lectrice, je voudrais plus que tout que tu sois heureuse ou heureux cette année, et que tu en profites au maximum puisque les Mayas nous ont promis que c’était notre dernière année, l’unique ou tout est possible.
Alors je te souhaite tout le bonheur du monde, comme disait mon pote, mais sans moi.
Parce que si tu attends que ta luciole s’éveille, s’illumine pour sa dernière année de vie sur cette Terre, c’est te foutre le doigt dans l’oeil jusqu’au coude. Ta luciole adorée, celle qui t’emmène vers l’infini de tes rêves ou les torpeurs de tes cauchemars, ne s’afolera aucunement sur la fin du monde et sa mort annoncée, puisque son monde, celui petit et minuscule qui bourdonne autour d’elle, s’effondre déjà.
Un ami m’a envoyé la carte de voeux la plus bénéfique qui soit, parce que cet ami, virtuel à ces débuts, bien réel jusqu’au bout des doigts, m’a écrit il y a peu :
“Le fil des jours est rarement un champ de roses perpétuelles et il y aura toujours des maux à panser mais je souhaite que pour vous ce ne soient que des mots doux”.
Cher Ami, Cher Vous, je souhaiterais tant que cette année ne soit faite que de mots doux qui ne soient à peine écorchés pour que je les finissent sur cette page électronique.
Mais je sais que cette année sera faite de MOTS beaucoup plus durs qu’il n’y paraît, de MAUX beaucoup plus sombres que je ne le voudrais et Hélas!
Je searais peut être la messagère ou pis encore! la simple destinataire…
Car quoi de pire : être détentrice du message à transmettre, ou simple réceptrice du malheur?
Je ne sais pas pour les autres, mais je sais que pour ma part, moi chienne d’aveugle c’est à dire celle qui aide les autres, coûte que coûte, il me serait insupportable de ne pas savoir avant les autres;
Mon devoir, avant mon intérêt, est de préserver l’autre avant moi-même.
A toi, mon lecteur pas si hypothétique que ça.
Une Luciole qui voit des éléphants roses et qui le sait.

PS : prends de soin de toi pour prendre soin des autres.

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“finding beauty” craig armstrong

trouver la beauté dans ce monde. trouver l’indicible, l’inénarrable, ce que l’on ne peut pas toucher, ce que l’on ressent juste, autour des gens, près des gens. Ce qui est beau, dans la Nature, dans la nature des gens, dans ces moments inimaginables, dans ces petits instants, dans ces petits mots, que l’on dit ou que l’on écrit.
Trouve cela dans la personne humaine, trouve et tu aimeras. Trouve et tu vivras dans ces tous petits riens, dans ces petits moments de vie qui te font exister. Cherche et tu trouveras.
“Don’t Worry, Be Happy”.

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la solitude

Qu’on se sent seul parfois. Comment faire face à la solitude, le silence, le néant ou la vérité de l’autre?
Le monde est emplie de monde, mais qu’on se sent seul parfois. Parce que je suis seule, là, maintenant, et qu’il n’y a que moi face à moi-même. J’ai beau avoir du monde autour de moi, des amis, une grande famille, qui peut répondre à mes questions, mes angoisses? Qui est capable d’entendre ce que j’ai à crier, qui aura la force de recevoir toute ma souffrance sans une seule fois vaciller?
Je crois avoir passé les premières années de ma vie à croire que quelqu’un était capable de cela, j’ai cherché autour de moi la personne qui pouvait. En vain. Aujourd’hui je sais que personne ne peut entendre tout ce que j’ai à hurler de la douleur au fond de mon âme. Et c’est là que la solitude est la plus douloureuse. Celle qui vous renvoie votre image dans le miroir et qui sussure que vous seul pouvez vivre avec votre souffrance.
C’est çà le plus douloureux dans l’histoire de la vie de chacun. Et dans la mienne.
Alors, dans ces moments, combien il est difficile de continuer, de trouver la force de, d’espérer malgré tout, de se dire qu’il le faut, que ça vaut la peine. Oh, combien cela est difficile!

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Ma part du gâteau

Je sors à l’instant, fraichement, du cinéma où je suis allée voir « Ma part du gâteau ».
On commence par une histoire toute simple qui pourrait vite tourner vinaigre : une petite, une femme d’en bas, comme ils disent, une ouvrière d’usine, vingt ans de métier Madame, qui se fait licencier parce que c’est mieux pour le patron de payer des frais moins cher à l’étranger. La délocalisation quoi.
Alors pour s’en sortir avec trois mômes sur le dos, il faut chercher le boulot là où il est. Et cette femme d’en bas, France, va monter à Paris toutes les semaines pour aller bosser chez un homme d’en haut, un Môsieur qui a du fric, qui joue avec et qui se moque bien des gens d’en bas.
Cette petite France va nettoyer pour ce beau Môsieur, nettoyer ses placards remplis de vaisselle en cristal, ses sols vernis, ses draps tâchés, ses vêtements sales.
L’histoire aurait pu continuer sur un petit conte de fée genre « ils se sont rencontrés, ont fait fi de leurs différents mondes et se sont unis ». Histoire banale au cinéma.
C’était sans compter qu’un Cédric Klapisch ne se laisse pas emberlificoter par ces sornettes.
Et Bam! L’histoire se retourne, se renverse et… Et je ne raconterai la suite qu’en privé, pour ceux qui ne pointeront pas leur nez dans le noir d’une salle cinématographique.
En tout cas, c’est un film que je conseille à celui ou celle qui a envie de prendre une petite revanche sur une société capitaliste faite de fric, de dollars et de barils de pétrole et qui n’en a rien a foutre des « petites gens » d’en bas.
Petite revanche. Pas grand chose.

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Cherche

Tu vois aujourd’hui je suis allée au boulot, bien sympathiquement, le coeur en liesse. Puis je suis allée faire mes courses et là…

 J’ai pris soudain conscience de la bêtise humaine et du ridicule de notre vie. J’étais devant le rayon surgelés, celui en mode armoires, frigos verticaux, ceux où tu longes des vitres reflétant ton image de zombie à la recherche de tes framboises surgelées (oui mon cher lecteur hypothétique ;-) je cherche des framboises surgelées à sept heures du soir pour faire un dessert au mascarpone…!) et tu te rends compte du ridicule de la vie à chercher toujours et encore. Tu passes ta vie à chercher :

chercher le trou pour sortir du ventre de ta mère, chercher le son qui sortira de ta bouche et te transformera en petit d’homme, chercher la table sur laquelle tu t’appuieras, chercher le copain en classe qui t’aidera ou te plaira, chercher l’amour de ta vie que tu perdras quelques mois plus tard, chercher le moyen d’avoir le plus de diplômes possibles ou juste la formation indispensable pour te permettre de chercher le boulot idéal (qui n’existe pas), chercher la personne avec qui tu te feras le moins chier pour passer quelques années de ta vie que tu espéreras sympathique, chercher celui ou celle qui te fera des enfants pas trop laids, chercher les courses dans un supermarché, chercher la voiture de tes rêves ou celle qui correspondra à ta vie de famille (que tu as peut-être pas voulu), chercher les meilleurs outils informatiques, les meilleurs téléphones, les meilleures technologies, chercher quoi faire de ta retraite et de tout ce temps que tu as enfin sans avoir la santé en retour, chercher enfin un caveau, un cimetière, un funérarium, une place, juste une pour pas crever comme un chien.

Cherche et tu trouveras.

Peut-être.

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que te dire?

Que deux jeunes filles passent devant chez moi pour rejoindre la boîte pas loin, celle du moment, en vogue, où elles trémousseront leurs corps jusqu’à pas d’heure en espérant rencontrer le prince charmant. Ce ne sera que le loup mal déguisé…

Que j’écoute Nina Simone “Feeling Good” et que c’est une bien meilleure version que Muse. Qu’il faudrait que je bosse cette version pour des gens qui me voient chanteuse… Comme si chanter dans sa salle de bains nous transformait en bête de scène…

Qu’après celle-là il y a Edith Piaf qui me crie qu’elle ne regrette rien. Je te répondrai Edith que je ne regrette rien non plus. A part deux ou trois petites choses. Mais elles sont faites donc…

Que je suis allée voir deux ou trois films en plus. Ou quatre, ou cinq. Je ne sais plus. Mais il y avait entre autre “Black Swan” qui est un film époustouflant, remuant, dérangeant, beau. Qu’une performance aussi brillante pour Natalie Portman est à souligner. Qu’un sujet si dérangeant est à accentuer.

Qu’en triant mes papiers je suis tomber sur de “vieux” dossiers, comme cette lettre d’un amoureux du collège. De MON amoureux du collège à qui je vouais un amour sans bornes et qui me le rendait bien. Ce temps où l’amour était invincible et sans bornes, où l’avenir nous appartenait…

Que j’ai retrouvé cette lettre que je n’ai jamais donné. Une lettre, des mots qui m’ont autorisé à avancer, sans jamais blesser le destinataire.

Qu’un enfant est né, qu’une collègue est morte, que la vie change, que le temps passe, que tous ces petits résidus qui forment une vie valent qu’on s’attarde dessus.

Que je voulais être chanteuse, que je ne le suis pas. Que je voulais être écrivain, que je ne le suis pas. Que je cherche encore et toujours ce qui me permettra d’exister. Que je ne le trouve pas, mais que je ne désespère pas.

Que j’ai de la chance, cette vraie chance pour tout ce que j’ai, pour tout ce qui m’entoure et tous ceux qui m’entourent.

Mais que malgré cela…

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6 films en 5 jours

Cinéphile je veux être, cinéphile je deviendrai!
 Voilà que commence mon périple obscur dans les salles cinématographiques amiénoises.
 
En commençant par Harry Potter et les reliques de la mort, un film époustouflant quand on est pottermaniaque comme je le suis. Bien qu’à ce niveau là je sois battue par Camille Britt !!!!
Enfin on sort de l’enfance d’Harry et des gentils sentiments parfois mielleux de l’amitié enfantine pour enter dans les méandres de l’adolescence (ça je connais c’est mon taf) et la noirceur des personnages. A voir bien sûr quand on est fan mais aussi quand on ne l’est pas, pour les effets spéciaux, les paysages (Adieu Poudlard)! Mais il faut néanmoins connaître un mimimum l’histoire…
 
Passage obligé vers la salle de Au Delà rien que pour Clint Eastwood qui nous a épaté avec Million Dollar Baby ou encore Gran Torino! Sauf que là je suis un peu déçue. Le sujet est intéressant, en tout cas assez pour l’exploiter un peu plus qu’il ne l’a fait.
 Long. Deux heures où l’on se dit parfois “ça va bouger là?”. Malgré des acteurs à la hauteur (je trouve que les jumeaux s’en sortent très bien!) il y a trop de moments flottants où l’on s’attend à une intrigue un peu plus énervée. Le début du film vous scotche. Le début.
 
Du coup j’ai enchaîné avec Arietty, le petit monde des chapardeurs. Pour tout fan du studio Ghibli.
 Dessin animé de la trempe des Le chateau ambulant, Le voyage de Chihiro, Les contes de Terremer.
Je me suis retrouvée dans une époque où les Minipouss habitaient ma maison (oui! ils étaient dans ma maison!) et j’ai eu envie de regarder chez moi si je n’avais pas des chapardeurs! Alors j’ai laissé traîner sur la table de la cuisine des petits objets dont pourraient avoir besoin les chapardeurs, comme un morceau de sucre (ils tiennent au moins un mois avec un seul morceau!) ou encore une vieille carte postale dont ils se serviraient comme papier peint! Cela fait 5 jours, j’attend toujours…
 
J’ai ensuite décidé de m’orienter vers la filmographie française : direction L’Avocat avec Benoit Magimel et Gilbert Melki. Bon. C’est du film d’action, un thriller comme dirait ce vieux MickaelJackson désséché. Pas mal.
 Intéressant pour l’histoire : un jeune avocat (Benoit Magimel) devient The avocat d’un mec (Gilbert Melki) chef d’entreprise ayant des affaires un peu louches. Il y a du suspense, de l’intrigue et ça passe bien. Une chose : j’ai pas aimé du tout le jeu de l’actrice qui joue la femme de Benoit Magimel. C’était Aissa Maiga et je trouve qu’elle n’était pas très crédible, alors qu’elle est superbe dans d’autres films.
Mais c’est un film à voir pour soutenir les films français ou tout simplement pour passer un bon moment sans prise de tête.
 
Et puis la claque. Un film qui paraît simple, sans suspense, sans intrigue, parfois déconcertant mais tellement vrai : Angèle et Tony. Ou l’histoire de la Belle et la Bête, avec une belle paumée dans la vie et une bête pas si sauvage que ça. Ou comment deux êtres largués dans leurs vies se rencontrent et communiquent. Ou comment des gens pas si éloignés de vous et moi s’en sortent dans ces vies parfois moroses qui nous ressemblent tant. A voir,à apprécier à sa juste valeur, sans en attendre quoi que ce soit de féérique comme le font les comédies romantiques américaines à l’eau de rose. LA vie, la vraie.
 
Pour demain ce sera Tron ,l’héritage. Sachant que je n’ai jamais vu le premier, que je viens de découvrir qu’il avait fait un carton en 1982 (j’avais 4 ans à l’époque!) et que, selon les critiques, je devrais m’en prendre plein la figure d’effets spéciaux, d’histoires cybernétiques et de musiques Daft Punk”ienne”! J’adore!!!!!!

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Bonsoir Harry

Comment as-tu réussi à m’ensorceler de la sorte? Toi, petit sorcier, lunettes rondes et cicatrice fantastique?
parce qu’il faut être Potter-maniaque pour oser se retaper tous tes films avant d’aller me jeter dans une salle sombre pour voir ce qu’il va t’arriver!
Ou est-ce juste une envie de rêver, de s’envoler en enfourchant mon vieux balai pourri vert fluo en espérant nettoyer toute ma maison d’un seul coup de baguette magique (la pelle a poussière faisant office de baguette….)!
Harry, demain je viens dans ton pays, dans tes contrées, et j’espère arriver jusqu’à Poudlard pour saluer Dumbledor (l’ortographe est-elle bonne?) et botter le cul de celui-dont-on-ne-doit-pas-citer-le-nom!!!!!!!!!

Petit clin d’oeil à ma cousine chérie et hommage à tous les fans!
Chacun sa magie, chacun ses rêves!!!

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sans nom…

Ce soir je ne te nommerai pas.
Tu auras le nom de cet ami qui m’envoie un message, une mélodie, un espoir que les liens ne se brisent pas.
Tu auras le nom de cette amie qui écoute, qui comprend, qui est juste là.
Tu auras le nom de cet homme qui quémande une cigarette au coin du bar et qui s’en retourne vers les ruelles sombres à la recherche d’un bout de carton pour se réchauffer le corps une nuit d’automne.
Tu auras le nom de celle qui doit choisir et qui ne choisit pas, parce qu’il y aura de la souffrance dans les deux cas.
Tu auras le nom de ce père qui revoit son enfant, tant d’années après, en se demandant s’il sera aimé.
Tu auras le nom de celle qui pleure celui qu’elle a perdu, sans savoir regarder l’autre, qui lui est là.
tu auras le nom de celui qui espérera trouver l’amour dans ces lumières étincelantes mais oh combien! artificielles.
Tu auras le nom, enfin, de celle qui écrit ces quelques mots, juste pour espérer exister, un instant, dans les souvenirs d’un autre.

 

Fragment de "La Primavera" de Boticelli

 

 

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