Se nourrir de ses déceptions. Ne pas être Juliette, ne pas avoir l’amour de Roméo mais aimer quand même. Grandir parmi les contes de fées et se rendre compte qu’ils n’existent pas.
L’imaginaire est ce qui nous sauve, les rêves sont l’écrin de nos espoirs et les déceptions la conclusion.
Je n’écris plus depuis bien longtemps. C’est là ma plus grande déception. Cette envie, ce désir qui me nourrissait chaque jour, chaque mot qui me transportait dans un autre monde, un imaginaire si bon. La réalité m’a rattrapée, m’a dépassée et je me nourris aujourd’hui d’images superposées, images qui ne me font plus rêver.
Où sont mes rêves? Quels sont-ils? En ai-je encore? Et si je n’en ai plus, est-ce un mal? Suis-je à ce point devenue fade?
Il me manque quelque chose dans ma vie que je ne saurais expliquer. J’ai pourtant tout ce dont je rêvais. Hormis le rêve. Lorsque l’on possède ce que l’on veut, on ne désire plus. J’ai pourtant essayé de combler ce manque, par les achats incontrôlés sur le net, par les soirées arrosées qui donnent la nausée, par le désir de bébé dont je ne pourrais m’occuper.
Il faut pourtant que je retrouve mes rêves, mes désirs, ma vie d’autrefois, celle qui me faisait vibrer, qui me donnait envie de poser délicatement ou furieusement tout ces maux sur le papier. Parce qu’aujourd’hui, ne pas écrire ne veut pas dire que ces maux ont disparu.
quel jour me lis-tu?
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